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Contraste

samedi 20 juin 2009

Voyage au Bénin

Alors que je me stressais pour des histoires d’avions qui se crashent dans les mers, mon homme est arrivé à bon port, sur ses deux jambes et en entier ! Quelques jours de boulot pendant qu’il se promène dans Lomé et nous voici partis au Bénin pour 5 jours. Court mais intense. On s’est d’abord battus avec les taximans qui nous voulait tous dans LEUR voiture : « La mienne est mieux », « Je suis moins cher » , «  je pars dans 1 minute » , « Il FAUT monter chez moi »… On choisit au pif : 9 personnes dans une voiture 5 places. Normal…

Passage de frontière tranquillou et re-départ vers Cotonou. Ville polluée à mooooort. Les zémidjans de Lomé (taxi moto) viennent de Cotonou, ce qui veut dire qu’ils sont à peu près mille fois plus nombreux et leur motos sont dans un état inimaginable. On a beau connaître le système D africain, là ça dépasse carrément le concevable pour nous. Mais tout s’organise à merveille à quelques accidents près.



Non, nous ne resterons pas à Cotonou, même si le marché nous intéresse, on file à Ganvié juste au dessus. Une ville au milieu d’un lac qui vit sur pilotis. Un bonheur d’authenticité et de calme. On décide de dormir là- bas. Marché flottant à 7h du matin avec les tatas qui transportent leur épicerie sur leurs petites barques.



Tout le monde se déplace en bateau et le village est entouré de « champs » de poissons. Leur technique de pêche est de faire des prisons avec leurs filets qu’ils remplissent de bouffe. Les petits poissons rentrent et ne peuvent plus ressortir car trop gros. Seul problème : ça crée un envasement irrémédiable.
Ce village est né car l’ethnie des Adjas voulait fuir les sanguinaires rois d’Abomey. Des rois dont les croyances leur faisaient craindre l’eau. Et voilà, on s’installe donc en plein milieu d’un lac et des centaines d’années plus tard, les gens vivent exactement de la même manière.







Seul hic, cette cité est devenue hyper touristique donc nous avons passé notre temps à refuser de donner de l’argent aux enfants de 2, 3, 10, 15 ans. Des enfants qui ne vont pas à l’école et qui rament pendant que papa ou grand frère pêche. On a vu des enfants hauts comme trois pommes ramer pendant que leur mère vendait ses bananes. 


Le lendemain, nous décollons vers Abomey justement. Ville chargée d’histoire avec les palais royaux en terre rouge et des peintures historiques partout. Nous avons surtout rencontré une merveilleuse petite dame qui nous a chouchouté pendant deux jours à coup de crêpes et confitures d’ananas maison. Rah !
Visite de la ville et grosse balade. On serait bien restés plus longtemps mais le lendemain on redécolle vers Ouidah et la route des esclaves. Passage obligé au point de non retour, la plage d’où partaient tous les esclaves du Bénin et alentours. Même si le monument en lui-même n’est pas extraordinaire, le lieu est fort. C’est juste une plage qui a porté beaucoup de malheur. Un peu cliché mais intéressant quand même.



Nous avons terminé notre trip à Grand-Popo où on s’est payé un petit luxe de plat de poissons et de plage paradisiaque dans un BIP d'hotel. Les vacances c’est les vacances.



Le voilà retourné en France avec des mangues, des fruits de la passion, des piments… tout ce qu’il faut ! Pensez à moi en tartinant votre baguette de confiture de bananes ! :)
Des bises bien chaudes à tous.

mardi 2 juin 2009

Premier aperçu du Bénin

Bon j'avoue, avec l'énergie et le temps que je fournis au boulot, quand on m'a proposé d'aller au Bénin trois jours en bord de mer, à Grand-Popo, j'ai pas réfléchi longtemps. Départ donc samedi matin pour se détendre essentiellement sur la plage. J'ai jamais autant dormi depuis que je suis là. Mais comme les hôtels étaient pleins, on s'est retrouvées à dormir avec des matelas sous des moustiquaires à la belle étoile. Les gens de l’hôtel nous ont chouchoutées tout le week-end. Que demander de plus ? Un vrai bonheur avec le bruit des vagues et tout ce qu'il faut. La mer, super dangereuse est aussi très belle, et nous a offert des super plats de poissons, calamars et autre.

Histoire de se balader, nous sommes tout de même parties visiter les villages vaudous aux alentours. On a commencé par un tour en pirogue dans les mangroves, puis on a continué à pied dans le village vaudou (un petit verre de Sodabi au passage à 10h du mat' ça fait mal). Super intéressant évidemment bien qu'un peu flippant. Le Bénin est le berceau du vaudou et du fétichisme, donc on y entend toutes sortes d'histoires un peu étranges et il y a un certain nombre de règles à respecter pour ne pas avoir de soucis... Voici l'entrée de la maison d'un féticheur avec son gardien à l'entrée.

C'est passionnant mais je me languis d'avoir le temps d'explorer ça plus longuement. Je devrais bientôt avoir l'occasion de participer à des cérémonies. En attendant, j'écoute et regarde plus qu'autre chose.

Grand-Popo se trouve à peine à 1h de Lomé mais les choses sont déjà assez différentes. On est tombées un week-end de fête : La fête de Novintcha : concert à fond, maquis avec de la musique bien d'ici, bière béninoise et tout le monde de bonne humeur. Nos deux Zémidjans se sont transformés en garde du corps et nous ont escortées toutes la soirée. Trop drôle. J'ai eu l'occaz de vois les deux grande stars du coin : Petit Miguelito et King Mensah.

Donc, super ambiance, super détente, super musique, super leçon de vaudou, super gens... et fin du week end sur une visite inoubliable. 

Le marché d'Agouégan au Togo (à la frontière) qui est une véritable merveille. Vente d'animaux séchés, bec et pattes d'oiseau, grenouilles, peau de bêtes, crâne, tout ça pour les féticheurs. Et puis pagnes, légumes, poissons séchés, grains... Un marché énorme, dans un dédale de ruelles, avec des milliers de gens partout. Et surtout, les béninois qui viennent de l'autre côté par la rivière, une scène incroyable avec des dizaines de femmes en pagnes traversant en petite barque le fleuve Mono, avec des sacs, des marchandises, des gens dans l'eau, une organisation incompréhensible pour nous mais tellement impressionnante. c'est tellement rare de voir une telle authenticité... Superbe.

Maintenant, retour à Lomé, au boulot et à la ville. La saison des pluies a bel et bien commencé. Mais ça fait pas de mal !!! Je repars au Bénin la semaine prochaine avec Tof.