La semaine à l'alliance à été très difficile. L'une des dates est annulée pour raisons financières, à cause du manque d'organisation du groupe lui même (pas de billet d'avion une semaine avant le concert). Du coup, Lebeloka (percussions antillaises) ne viendra pas, et je vous laisse imaginer le waï : refaire l'agenda au dernier moment, annuler les annonces faites en radios et en presse... Bref, un week end de voyage s'imposait. Nous avons choisi le Bélize car il nous fallait sortir du territoire pour renouveler le visa de JP. Laissez moi vous dire que les heures de galère dans les transports valaient vraiment le coup.

Vendredi, 14h, nous voilà sur la (seule) route vers le Bélize. Un accident nous fait prendre deux heures de retard qui nous démotivent un peu. Mais une fois lancés sur les chemins guatémaltèques, la joie est revenue dans les cœurs, vu les paysages magnifiques auxquels nous avons eu droit.



Nous devions nous arrêter à Livingston, mais comme nous sommes arrivés trop tard pour prendre le bateau, nous sommes restés dormir à Puerto Barrios. Ville sans grand charme mais vraiment typique. On dort dans un hôtel assez sympa avec bain de minuit dans la piscine et petit dèj aux fruits exotiques.

Lendemain, 9h30, on passe à la migration pour payer notre "droit de sortir du pays", on gare la bagnole et hop! une heure de bateau pour aller sur les côtes du Bélize. Direction les Caraïbes pour de bon! On y est, enfin pas loin en tout cas.



Le bateau nous fatigue vachement (j'ai l'impression d'avoir fait 2h de moto en tant que passagère) mais les îles Caribéennes ne sont plus très loin... Raaaaah!!! Je précise que le Bélize peut se vanter d'avoir la deuxième plus longue barrière de corail (après l'Australie) et la première vivante. 

Nous arrivons donc à Punta Gorda vers 11h. Et là, c'est ma révolution: ici, nous ne sommes plus en Amérique latine mais plutôt en Afrique. La culture Garifuna vient des esclaves amenés ici depuis l'Afrique. C'est la culture rasta qui ressort le plus : deux jours entourés d'africains à dreads, sur fond de reggae, entre jungle et mer des Caraïbes : Le bonheur.

Ici on parle mi anglais, mi espagnol, on échange des quetzales contre des dollars béliziens et surtout, on vit au rythme du reggae, sans parler trop fort ni marcher trop vite.


Très rapidement, on rencontre Fredrico qui nous propose une ballade en bateau avec un ami à lui, Joe. On négocie les prix (50$ Bélize chacun), on s'achète des chapeaux et on décolle vers 14h pour aller plonger et voir les îles.

On passe devant un Resort Américain. Il s'agit d'une petite île achetée par un couple d'Américains. Ce même couple X construit dessus un hôtel à 375$ Bélizéens la nuit (175$US) et 8$ Bélizéens la bière (elle est à 3$ B en ville).

Fredrico nous explique qu'avant, cette île servait à venir faire la fête toute la nuit et que les Américains sont quand même pas les plus agréables. Nous nous y arrêterons quand même au retour pour voir. Luxe total.



On se tape 1h de bateau géniale pour finalement s'arrêter et plonger un peu (masque / tuba). Etoiles de mer et eau super chaude, on se baigne une bonne demi heure en compagnie des pélicans et on va sur une île où on ramasse des coquillages. Joe nous coupe deux cocos (qu'il est allé chercher dans l'arbre) pour se rafraîchir et nous montre une raie en train de se dorer la pilule sur le bord de l'eau.




On décide de rentrer vers 17h pour retourner voir la ville. On cherche l’hôtel, on se mange un morceau (le premier de la journée) et on se fait une ballade dans la ville.

Fredrico nous rejoint et on termine la soirée dans un bar rastafari avec des mecs qui jouent de la musique Garifuna (mélange de zouk love, salsa, percussions africaines et reggae). Ambiance vraiment agréable.

Il ne manque que Bob Marley pour que je tombe à la renverse : J'ai trouvé mon coin d'Afrique en Amérique Latine. On boit quelques Belikins, un dernier petit tour sur la plage et on se couche, complètement à plat.

Le lendemain, Edward nous amène avec sa voiture jusqu'aux ruines mayas de Lubaatun. Après la mer, la jungle.

Silence total, on entend juste le chant des oiseaux et du haut des ruines on surplombe toute la jungle. Incroyable.

J'ai même réussi à approcher un super colibri (qui s'est barré avant que je prenne une photo) et j'ai bien avancé mon herbier. Sauf que là je sèche sur le nom des fleurs.



En tout cas, le moment est à vivre! La paix dans toute sa splendeur (bon, jusqu'à ce qu'un car de Suédois hyper bruyants arrive mais on s'en allait, OUF!!).

Sur la route du retour, de nuit, on a eu droit à un grand spectacle : un volcan en éruption. On aurait pu croire que c'était des lumières de maisons ou un incendie, mais non... (GniarkGniark) Et évidement nous n'avons vu aucun policier évacuer les habitants en bas du volcan !!! Pas mal...