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Guatemala

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mercredi 12 septembre 2007

Premier tour des elections au Guatemala


Le social-démocrate Alvaro Colom (28,35 %) et le conservateur Otto Perez (23,93 %)s'opposeront au 2e tour. La militante pour les droits des Indiens et prix Nobel de la paix 1992 Rigoberta Menchu ne recueille que 3,03 % des voix.

Après une campagne électorale endeuillée par l'assassinat d'une cinquantaine de militants ou candidats à des mandats locaux, le scrutin s'est déroulé dans le calme, malgré quelques actes de violence isolés, selon le Tribunal suprême électoral et les observateurs internationaux.

Alvaro Colom, candidat malheureux en 1999 et 2003, est un chef d'entreprise féru de culture maya, un des rares non-Indiens à avoir reçu le titre de "chaman" (prêtre) de la part des communautés indiennes.

Ses idées social-démocrates bousculent un pays ultra-libéral dont le système politique profite à une élite, alors que 80% des Guatémaltèques vivent dans la pauvreté, en particulier les indigènes, qui représentent 60% de la population.

Alvaro Colom a promis de mettre fin aux privilèges fiscaux de l'oligarchie, de lutter contre la politique des bas salaires et de la flexibilité, et d'améliorer le système de santé publique.

Son parti, l'Union nationale de l'espérance, a été particulièrement frappé par la vague de violence politique qui a entaché la campagne.

Otto Perez est l'homme qui a négocié et signé au nom des forces armées les accords de paix à l'issue de la guerre civile qui a fait près de 250.000 morts entre 1960 et 1996.

Ce militaire à la retraite a axé sa campagne sur la sécurité, promettant une grande fermeté contre la corruption, les trafiquants de drogues et les "maras", les gangs armés. Il souhaite augmenter de 50% les effectifs de la police.

Son discours sécuritaire fait craindre à certains un retour à la répression, alors que ses détracteurs lui reprochent d'avoir dirigé, pendant la guerre civile, un corps d'élite accusé d'enlèvements et d'exécutions sommaires.

Mais Otto Perez est susceptible de trouver un écho dans un pays où le taux d'homicide est parmi les plus élevé au monde et où la justice est perçue comme une institution corrompue et inefficace.

La population s'inquiète aussi du phénomène des "maras ", bandes de jeunes gens tatoués qui se sont d'abord développées dans les quartiers hispaniques de Los Angeles avant de se répandre dans toute l'Amérique centrale dans les années 1990, importé par d'anciens immigrés expulsés par les Etats-Unis.

Otto Perez et Alvaro Colom étaient tous deux crédités d'un peu plus de 30% des voix par les derniers sondages avant le scrutin.

Rigoberta Menchu, ancienne femme de ménage, Indienne maya à l'histoire familiale tragique, a reçu le prix Nobel de la paix en 1992 pour son combat en faveur des droits des peuples indigènes.

Elle a fondé un parti, Winaq, et s'est alliée pour la présidentielle avec un parti de centre-gauche. Elle critique les compromissions des politiciens mais, en tant que femme et en tant qu'indienne, elle se heurte à de fortes résistances historiques et culturelles. Les sondages ne la créditent que de quelques points. Des chiffres confirmés par les résultats partiels et qui la privent de fait d'un second tour.

lundi 25 juin 2007

Roots tour

Ce soir, je me dois de vous raconter le trip guatémaltèque que nous venons de faire avec ma chère et tendre Amandine. Arrivée lundi 18, elle s'est pointée habillée en chinoise et déjà tous les guatémaltèques la regardaient en se disant "Mais d'où elle vient celle là?". Avec la coupe de cheveux de la damoiselle et ses modestes 1m80, elle a éveillé la curiosité de tout le Guatemala.

Etant donné que j'étais en exam jusqu'au 19, nous ne sommes parties que dans la journée de mardi direction Antigua pour commencer soft. Bon on commence à connaître, mais je vous balance quand même une jolie photo :



Le lendemain, lever 6h30 pour partir vers Coban, après un desayuno guatémaltèque en Zone 1 (frijoles, tortillas, oeufs, platanos, café pipi de chat). Nous prenons le bus, et 5h plus tard on débarque à Coban ou Selvin nous propose un hamac pour quelques quetzals dans son hôtel. Par la même occasion, il nous propose de partir le lendemain avec le projet EcoQuetzal, à plus de 2000m dans les montagnes pour dormir dans une famille Kekchi (indigène des hauts plateaux).

Du coup le lendemain, nous partons en bus vers Secochoy. Arrivée là bas, nous sommes donc perdues au beau milieu d'un paysage époustouflant. Seulement ici, personne ne parle espagnol, il pleut, et il n'y a pas notre guide. Bon ben... on monte !!! Et là nous croisons Ricardo et son fils Osbald (5 ans) : nos guides !

On achète un sac poubelle-kawé à Amandine et puis hop on commence à monter pour atteindre la communauté Kekchi. Deux heures de montée... Le petit Osbald monte tranquillou pendant que nous on morfle sous le poids de nos mochillas et surtout, sans bottes, la boue rentre dans les chaussures.



Traversée de paysages magnifiques, et là, c'est l'incroyable mais vraie vérité : nous croisons Dame Quetzal ! Monsieur restera caché mais nous sommes bien heureuses d'avoir vu ça. Nous arrivons chez Ricardo ou sa femme nous prépare des tortillas (les meilleures que j'ai mangées) et des frijoles (haricots). Nous passons un joli moment, rempli de simplicité et de gentillesse, alors que nous sommes chez les gens les plus pauvres du Guatemala, au milieu d'un paysage vert et à l'air pur. Vraiment apaisant...

Nous continuons ensuite notre montée pour arriver chez la mère de Ricardo qui nous hébergera pour la nuit. Elle ne parle pas un mot d'espagnol, mais les yeux et les gestes suffiront. Nous passerons d'une leçon pour apprendre à faire les tortillas à un moment d'admiration devant la grand mère tissant et brodant.



Nous avons, je crois, passé un moment vraiment à part. Nous avons rencontré le vrai Guatemala, à mon sens. Nous avons dormi dans le froid polaire et nous avons été les proies des insectes les plus abominables et affreux. Mais l’expérience était emplie de simplicité et de vérité, autour d'un feu, à boire du café et apprendre les uns des autres... Exceptionnel.

Nous avons terminé notre route à Tikal, pèlerinage obligatoire pour Amandine. Peu de touristes, beaucoup d'animaux sauvages étonnants. Et le soir, une pluie de scarabées... Et ce ne sont pas des blagues, des bons gros scarabées pas capables de voler. Pour finir, une nuit agitée dans le bus de retour entre Flores et Guaté (soit 8h) avec un chauffard comme conducteur (plus jamais pour moi) qui m'a mis la trouille toute la nuit.

Et voilà, demain Amandine s'en retourne pour le boulot, pendant que je prépare mon départ vers Cuba, dans l'espoir de faire un voyage musical et de revoir mes parents pour aller danser la salsa.

Grosse pensée à vous tous.



lundi 18 juin 2007

Despedida !

Ben voilou, après 5 mois ici, ya !... Donc soirée de Despedida s'est imposée avec Ron Zacapa et autres vodka Stolichnaya. Couchée à 5h30 avec un peu le cœur lourd quand même. Mais bon, que de belles choses en prévision, Amandine arrive demain, direction le Péten (ma région préférée). Les photos de la despedida sur mon album (que je n'actualise plus vraiment j'avoue...) : http://picasaweb.google.fr/marina.cortin/.

Mas y menos d'un quotidien au Guatemala :

Mas:

- Les fruits (mamey, granada, mangos, guyava, litches, piña...)
- Lénine, Juan Pablo, Baldo, Pablo, Pépé, Jorge, Damien, Nico, Auré, Lorenzo, Martha, Sofia, Gabriella, Fernando, Marion, Manuel, Wendy, Max, Cassandra...
- La Culture
- La musique et la danse
- Les friperies
- Les prix
- La Nature (jungle, caraïbe, océans, oiseaux, fleurs...)
- Le Ron Zacapa
- La gentillesse
- La Cumbia
- Le Peten
- Le bronzage


Menos:

- Être loin de Tof, de la famille, des franchutes
- La pollution
- La violence
- La politique et la corruption
- Les favellas
- Les 50h de taf par semaine
- Les pubs
- Les chauffeurs de bus qui croient que comme dieu les protège, ils peuvent rouler à 90 au bord d'une falaise et bourrés...
- Le Pepian (poulet bizarre)

Aller, c'est parti pour de nouvelles zzzzaventures.

mercredi 13 juin 2007

Yopla !

Nouveau tremblement de terre aujourd'hui, très impressionnant ! C'est peut être assez significatif, car c'est le jour des tremblements de terre... Bises à tous !

jeudi 7 juin 2007

De París a Guaté, música electrónica

Bon d'accord, on passe notre temps à bosser mais franchement, quel beau travail!!! Deux Dj sont arrivés de France spécialement pour rencontrer les artistes du Guatemala : une semaine de résidence à l'Alliance Française et une création à la clé. Fernando Sheel (Chant, accordéon <-- lui je l'aime), Magda Angelica (Chanteuse atypique), Rose (Saxo), Jacobo Niestche (Trompette), Juan Pablo Penedo (Basse), Baldonero y Estuardo (Guitare), Lénine (Percussions), Manuel (Chant), ... Bref, un mélange qui tabasse et une ambiance vraiment agréable ! Ne vous inquiétez pas, je ramène du son et des photos. Je suis en train de leur acheter tous leurs albums.
Du coup, comme nous bénéficions de la présence des 2 DJ français, nous avons commencé par faire une soirée avec 6 DJ (Guaté, France, Mexique) où 250 personnes ont passé la soirée à danser comme des dingues (dont moi au passage) malgré le lieu super feo (laid, glauque à souhait) !!! Avec Juan Pablo, qui nous a fait du Dub en début de soirée, Baldonero et Marion, déchaînage total !!!





Repos le lendemain + course des derniers cadeaux (niark nirak). Puis rebelote le vendredi soir avec la création résultant de la résidence. Résultat ? Top ! Une expérience géniale pour nous tous qui s'est terminée dans un théâtre et un mélange des genres qui nous a laissé par terre. Nous avons fini par échouer à 18 au restau et à se marrer de tous les gros flip qu'on s'est pris sur l'organisation.

Au final, une soirée à parler musique et à bien apprécier ce que nous avions fais tous ensemble. Frinchemin j'vous le dis, c'était un joli moment que j'ai passé là !





Dans l'ordre de gauche à droite : Jacobo, Rose, Baldo, Lénine, Jeff Sharel, DJ Oil, Magda, Fernando, Juan Pablo et Estuardo.

Mais voilou, je rentre dans ma dernière semaine de présence ici. Amandine arrive dans une semaine, direction Mexique (Et là je dis YOUPI!) !!! C'est parti pour parcourir les routes pendant 2 mois entre Cuba, Chiapas, Bélize, Honduras, Guatemala et ... France!

Miles de abrazos.

jeudi 31 mai 2007

Duro! Duro! Duro!

Étant donné que ma principale activité pour le moment est de travailler à un rythme approximatif de 50h par semaine (glup!) je me dois de vous raconter le dernier événement de notre chère Alliance.

La compagnie de danse contemporaine Kdanse s'est pointée il y a environ une semaine pour deux spectacles : "Noche Pantalla" et "Yo estoy aquí". Le premier étant un travail personnel du couple danseur sur...le couple!, et le second découlant d'une résidence avec des danseurs du ballet national du Guatemala

Après un travail acharné de l'équipe de l'Alliance pour organiser tout cela, nous nous sommes retrouvés avec ces danseurs pas de la plus grande amabilité mais ayant tout de même fait un super travail de résidence.

Je n'ai pas beaucoup aimé le premier spectacle du couple seul. Mais pour ce qui est du spectacle avec les 25 danseurs du ballet national, c'était impressionnant d'émotions... J'ai passé une demi heure avec des frissons dans tout le dos et les larmes aux yeux.

Ces danseurs qui découvraient la danse contemporaine ont mis tous leurs sentiments dans cette représentation. C'était très fort... J'ai senti pour ma part toute la douleur de ce pays, de cette violence gratuite et de cette population qui ne sort pas de son mutisme et de sa peur.

Coupé en deux entre son histoire difficile et le poids des Etats Unis, le Guatemala s'exprime difficilement. Et dans ce moment tout simple, j'ai ressenti que ces jeunes avaient vraiment des choses à dire. Alors je me suis aussi dis que nous avions bien de la chance de connaître la liberté d'expression ! Personne ne te tueras pour ce que tu dis en France. Ici oui...

Alors voilà, je vous met quelques photos (photos de Alejandro Anzueto) en attendant le prochain événement : la fête de la musique avec encore une résidence entre DJ français et artistes guatémaltèques originaux (inventeurs d'instruments, electro...). Et vous savez quoi? Ces DJ ont même travaillé sur un projet de résidence à Mayotte !!! Je sens que ça va être génial!

¡Hasta pronto franchutes!





mardi 22 mai 2007

Adios JPèw !

Et oui, un de moins dans la smala !!! Que te vayas bien mon jipounet, aprovecha de tu plata de "moules frites" !!! Et comme dirait l'autre : "Bon vent!"



dimanche 6 mai 2007

Les presento mi nuevo capèw !

Aquí està mi nuevo sombrero que va a hacer a envidiosos en la ciudad de Arles. Pero yo no les prestaría! MOUHAHAHAHA !



Au passage, une très jolie peinture murale prise à San Pedro de la Laguna, représentant les principaux lieux de productions du café au Guatemala.



mercredi 2 mai 2007

Lago Atitlan - Round two

Comme nous travaillons bicou bicou à l'alliance française de Guatemala, Marion et moi aspirions à un lieu calme pour notre week end de 4 jours. Nous avons opté pour le lac Atitlan où nous nous sommes rendus avec l'ami Nico dès samedi matin (après avoir attendu pendant 1h un taxi à 6h du mat'). Bref, du coup, direction le lac Atitlan pour profiter du lieu et de sa tranquillité qui nous avait déjà émus.



Malheureusement, comme vous le voyez sur ces photos, le temps n'était pas vraiment au rendez vous... Et mon estomac non plus puisque j'ai trouvé le moyen de me taper une sacrée crise de vomissements et autres réjouissances en tous genres.

Du coup, nous avons pris la route du retour lundi dans la journée pour retourner à la casa. Et ce fut là le summum de mon vidage interne pour (évidemment) me sentir très bien ce soir, veille de retour au travail.

Week end dédicacé donc à une sacrée vidange dont je me souviendrai, mais j'ai quand même eu le droit à un petit peu de calme dans les villages de San Pedro, Solola et Panajachel, et surtout, à un chouchoutage géant de mes collocs'.

Allez, un beso par todos !!!

jeudi 26 avril 2007

Feliz cumpleaño !!!

Notre cher boss, dont l'expression fétiche est On est pas des mickeys (comprendre "On est pas des nazes"), a fêté son anniversaire ce mardi. Pour l'occasion, son harem (nous) lui a offert une piñata en forme de... Mickey!!!

Comme ça il va pouvoir taper tout son saoul pour casser la gueule à ce gros naze de Mickey. Notez qu'une piñata est une statuette en tissu, fer et journal que les enfants doivent casser lors de leur anniversaire dans le but de récupérer les bonbons qui sont à l'intérieur. Une petite illustration pour mieux comprendre :



Et puis comme c'est le roi de la cravate, et ben il a aussi eu une cravate :



C'est cool, cette année je suis là pour aucun nannif, ils sont tous en train de passer... Ah ben BRAVO ! 20/20 Marina ! ......... Zoubi

lundi 23 avril 2007

Tikal, le coeur de la civilasation maya

Je me suis aperçue que je ne vous avais pas raconté notre visite de Tikal pendant les vacances d'Avril. Et oui! Le retour a été si rapide que cela m'est sorti de la tête. La réaction sera moins à chaud mais ça vaut quand même le coup que je vous raconte.

Après être allées à Sayaxché, nous nous sommes rendues dans la ville de Flores (Péten), le point de chute idéal pour visiter Tikal ensuite.



Flores est en fait une ville assez basique mais qui a l'atout d'être en partie une île au beau milieu du lac Itzà. Un pont relie les deux parties de la ville et lorsqu'on arrive sur l'île, on se trouve dans un petit paradis de rues pavée et de maisons colorées. Ce lieu m'a beaucoup rappelé Joal-Fadiout au Sénégal.

Comme nous avions fait beaucoup de choses en très peu de temps, nous avons décidé de rester nous reposer un peu ici, de se baigner dans le lac et de profiter pleinement de nos vacances. Flores s'y prête vraiment bien.



Mais le passage obligé en étant là bas, est évidemment de visiter les ruines de Tikal qui sont les plus importantes ruines Mayas avec celles de Palenque (Mexique).

Du coup, nous sommes parties dès le deuxième jour vers ce site exceptionnel pour en apprendre un peu plus sur ce lieu extraordinaire. Un petit peu d'histoire (long mais passionnant).

Les Mayas s'installèrent sur la colline de Tikal en 700 avant JC pour plusieurs raisons (abondance de Silex, marécages, ...). Deux siècles plus tard, ils commençaient à bâtir les structures cérémoniales en pierre, et, dès 200 avant JC, un ensemble d'édifices s'élevaient sur le site.

La Gran Plaza commença à prendre sa forme actuelle au début de notre ère. En 250, Tikal était devenue une importante cité religieuse, culturelle et marchande très peuplée.



Le roi Yak Moch Xoc serait le fondateur de la dynastie qui gouverna ensuite Tikal. Au milieu du IVème siècle, sous le règne du roi Grande Patte de Jaguar, Tikal adopta des méthodes guerrières brutales : encercler l'ennemi et le tuer à distance avec des lances. C'est la première utilisation du Pouvoir des Airs, permit à Grenouille Qui Fume, un général de Tikal, pour vaincre l'armée d'Uaxactùn. C'est ainsi que Tikal devint le royaume dominant du Péten.



Au milieu du VIème siècle, Tikal couvre 30km², avec une population de 100 000 âmes. Le Seigneur Eau, roi de Caracol (Sud Est du Bélize), s'empara de la cité de Tikal en utilisant ses propres stratégies de guerre, et sacrifia le roi. Tikal et les autres royaumes du Petén subirent la domination de Caracol jusqu'à la fin du VIIème siècle.

En 682, le Roi Double Rayon de Lune (Appelé aussi Ah Cacau = Seigneur Chocolat) rétablit la grandeur militaire de Tikal et sa domination sur le monde Maya.Il conquit Calakmul (le plus grand rival au Mexique) et ses successeurs firent construire la plupart des temples encore debout de nos jours. Vers 900, le rayonnement de Tikal s’éteint, un déclin qui s'inscrivit dans le mystérieux effondrement de l'ensemble de la civilisation Maya des Basses Terres.



Le gouvernement guatémaltèque n'enverra une expédition sur le site qu'en 1848 pour mettre à jour les ruines dont seulement 10% sont découvertes.

C'est pas moi qui l'a dit, c'est le Lonely !

Impressionnant n'est ce pas ? (j'aime bien les noms des rois!) En attendant, ça fait quand même se poser pas mal de questions sur la civilisation Maya, cette société si étrange. Au milieu de la jungle, ces monuments sont tellement mystérieux qu'on n'a pas l'impression d'être dans le réel... On se demande comment pouvait fonctionner la société. A voir absolument !



samedi 14 avril 2007

Les nombres en qeqchi

Langue d'une partie des indigènes :

1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10

Jun, Kaib, Oxib, Kahib, Hob, Waqib, Wuqub, Wahxaqib, Beeleeb, Fajeeb

Et même sur les billets on apprends à compter !

mercredi 11 avril 2007

Youpi !!!

Je souhaiterais partager un grand moment de joie avec vous aujourd'hui : mes parents m'ont annoncé ce matin qu'ils vont venir passer 1 semaine avec moi à Cuba en juillet et je suis tellement heureuse qu'en ce moment même Buena Vista Social Club joue à fond dans ma chambre. Youpi youpi youpi !!!!!!!!!!!

C'est pour moi vraiment exceptionnel et je suis profondément heureuse ! Voilà, je crois que c'est pas très intéressant mais j'ai besoin de hurler ma joie! Bises à tous!

mardi 10 avril 2007

Viva Barcelona !!!

Jon, un barcelonais routard rencontré à Linvingstone, vient de passer deux jours à la maison. Son objectif premier était de faire réparer son appareil photo dans la capitale. Jon est parti de Mexico il y a 2 mois et compte arriver en Argentine dans 2 mois. Et ce jeune homme prend de très jolies photos et en parle de manière vraiment passionnée. Comme il me restait quelques jours de vacances, nous sommes partis nous balader dans la Ciudad pour voir un peu.

Nous sommes donc allés au marché pour voir la grande animation du dimanche après midi. Un régal ! Etant les seuls étrangers de la place centrale nous nous sommes vite fais remarqués. Plusieurs payasos (clowns) en plein one man show ont fait de nous le clou du spectacle.



Le dernier que nous avons rencontré, plus un humoriste dangereusement engagé, a même été jusqu'à faire tout son show avec comme actrice principale... : la jeune française perdue !!!

Quelle rigolade! J'ai du assurer en m’empêchant de rire du début à la fin! Mais c'était un moment exceptionnel que je n'avais pas encore vécu ici! Tout le monde riait de bon cœur et profitait du Soleil dominical.

Du coup j'ai eu le droit à des bisous et j'ai même été portée jusqu'à ma place après le spectacle! Nous avons ensuite continué de nous balader dans cette ville si étrange. Jon a voulu aller à la découverte des zones craignos pour voir des mareros (les gangs tatoués qui sont pas bien sympatoches). Bonne journée de dimanche dans une ville que je m'approprie peu à peu... Du coup avec Jon on a fait de la photo et on a parlé image jusqu'à pas d'heure!

Pour les amoureux de l'Espagne (j'en distingue quelques uns dans le public...Oui toi là!), rendez vous pour faire la fiesta dans les rues Barcelonaises en septembre ! Nos vemos!

lundi 2 avril 2007

Etape 2 - Sayaxché et les ruines de Ceibal

Dimanche matin, lever 4h du mat' pour prendre un bus jusqu'à Sayaxché dans le Petèn. Super ambiance de réveil dans le bus. Nous profitons d'un paysage magnifique qui se réveille tout doucement. Les nuages s'engouffrent dans les vallées de Semuc Champey. Et pour une fois notre chauffeur de bus est relativement prudent...



On arrive vers 13h et on repart direct pour aller visiter les ruines de Ceibal au fin fond de la jungle. Mais là c'est la jungle version Tarzan et Jane. Une bonne heure de lancha nous amène a l'entrée du site où nous entamons une marche vers les ruines. Au début pas rassurée, je me suis vite habituée.



Nous somme complètement dominées par la nature qui est absolument incroyable.

Le pire c'est lorsqu'on commence à bien s'enfoncer dans la profondeur de la jungle, nous entendons les singes hurleurs. Sauf que ça ressemble plus a des lions ou des jaguars que des singes. Les arbres montent à des hauteurs pas possibles et il n'y a pas beaucoup de lumière. Mais n'empêche que Dame Nature est bien organisée et l'environnement fonctionne très bien (si il n'y avait pas les agriculteurs qui brûlent tout ça serait mieux mais bon...)



Il y a environ 120% d'humidité, alors je vous laisse imaginer l'état de nos vêtements et la quantité d'eau que nous perdons!!! Mais nous sommes complètement bluffées par cette nature si exceptionnelle. Je n'aurai jamais pensé voir ça dans ma vie!!!

Nous voyons quelques ruines peu impressionnantes par rapport à la jungle. Il nous manque un guide pour mieux comprendre. De toute façon, dans deux jours nous sommes a Tikal. Sur le retour, nous profitons d'un double coucher de Soleil!!!



Nous revenons sur la ville vers 19h pour manger et dormir. Sayaxché n'est qu'une ville carrefour sans intérêt, où le narcotrafic est omniprésent. Du coup on dégage vite fait le lendemain pour aller vers Flores, pres de Tikal.

Nous sommes bien en avance sur notre planning. Mais, pleines de courbatures et autres boutons de moustiques (pour moi pas un seul, Marion a joué le rôle de l'anti moustique), nous allons en profiter pour nous reposer un peu et visiter là (apparament) magnifique île de Flores et nous baigner dans le lac Itzà. Adios amigos!

Etape 1 - Départ vers l'Alta Verapaz

Vendredi, 7h du mat', Marion et moi nous levons après une soirée bien arrosée chez notre boss. Direction Cobàn dans l'Alta Verapaz où nous prenons un repas après 5 heures de bus. La ville est sympa mais sans plus (en plus les étudiants manifestent) et nous filons directement vers Lanquin où l'on peut visiter des grottes. Le village est génial. Tout le monde nous salue, il n'y a pas d'armes, c'est la campagne et le territoire est occupé majoritairement par les indigènes.



Nous rencontrons une communauté de femmes qui tiennent un bar/maison avec qui nous discutons longuement et qui nous laissent prendre quelques photos suivi d'un petit cours de lecture et écriture avec une petite fille. Moment qui nous apaise complètement pour démarrer les vacances. Vers 17h nous trouvons un pick up qui nous emmène jusqu'à un hôtel au bord du fleuve Cahàbon. Le chemin entre les deux est un vrai bonheur, montagnes et paix totale. Perdues au milieu de la jungle, avec les bruits des animaux et de l'eau, nous profitons de la tranquillité: 2h d'électricité et des petits bungalows éparpillés.



Le Lendemain, lever a 6h pour aller visiter les Cuevas de Kan Ba. Mauricio, notre guide Quiche, nous propose d'abord de faire de la balançoire a 5m au dessus du fleuve. Genre de trucs que j'adore!!! Et puis deux autres touristes Guatemaltèques nous rejoignent et nous entamons la visite des grottes de Kan Ba. Mauricio connaît l'endroit mieux que sa poche.

Chacun sa chandelle et c'est parti!! Nous devons nager, puis escalader, puis de nouveau nager, sauter entre deux pierres, escalader sous une cascade, nager et nous arrivons sur une plage où, pour la première fois de ma vie, je teste le noir absolu. Impressionnant.

Nous faisons le même trajet en sens inverse et redescendons le fleuve dans des pneus. Petit rafting improvisé. Sur la route, je saute d'un pont de 8m avec Julio, sans réfléchir une seconde, je ne me reconnais pas vraiment là mais tant mieux.



On se baigne un bon coup, on mange, et hop! C'est reparti pour aller voir le parc naturel de Semuc Champey.

Eaux turquoises et nature imposante. On décide, avec nos deux amis guatémaltèques, de monter jusqu'au mirador, un point de vue en haut de la montagne. Je sais pas combien de marches on a monté mais ça n'en finissait plus. Ça valait la peine en tout cas! On redescend 1h après et avec Marion, on décide de retourner a l'hôtel a pied pour voir un peu le coin.



De retour, on fait bronzette, on mange, concert de Marimba en compagnie de Robert, un jeune touriste autrichien.

Journée incroyable et bien chargée que ce premier samedi de vacances. Nous sommes lessivées le soir et a 10h c'est le roupillage.

Nous commençons à voir vraiment ce qu'il en est de ce pays. Je pense que c'est vrai quand on dit que c'est surement le plus beau pays de l'Amérique centrale. Rien que sur ces quelques jours, nous avons déjà vu des paysages très différents. En tout cas chose sûre, c'est un pays de montagne et de nature. La plupart du temps, pour atteindre les lieux intéressants, il faut y aller en pick up ou bateau. Bref c'est génial. N'oubliez pas que je refais surement ce trajet fin août alors vous êtes toujours les bienvenus!

Hasta Luego!!!

lundi 26 mars 2007

Quetzaltenango, deuxième ville du pays

Ce week end enfin, nous pouvons bouger pour découvrir de nouvelles contrées. Nous partons vendredi à 17h pour aller à Quetzaltenango et ses environs, à près de 2366m d'altitude. Autant vous dire que quand on arrive (à 22h, soit 5h de route pour 221km) dans la ville, on se caille les miches. Ceci dit, la journée il fait une chaleur à crever et plus beau qu'à Guatemala City. De manière générale, la ville entière est 100% plus agréable que la capitale.



Marion et moi cherchons notre hôtel (La casa de las amigas) que nous conseillons fortement. Un hotel communautaire ou chacun met du sien pour que le lieu reste agréable. On se tape une bonne nuit de sommeil après ce voyage crevant et on se lève à 8h pour rejoindre Aurélie et prendre le petit dèj' : une salade de fruits énormissime s'il vous plaît!

Et puis on décolle pour Zunil, un village Maya tout près de la ville.



30 minutes de camioneta (les bus locaux) où on rencontre Elisa (Ontarrio) qui nous propose d'aller directement aux Fuentes Georginas en pick up parce que ça fait moins cher pour chacune. Les Fuentes Georginas sont un lieu aménagé au pied du volcan Zunil et où l'on peut se baigner dans des sources d'eau chaudes sentant le souffre à plein nez. Du coup, nous voilà parties pour les aguas calientes en pick up.

On traverse des paysages impressionnants et, une fois arrivées là haut, on passe une bonne heure à se prélasser dans des eaux bouillantes sorties directement de la Terre. Génial!



Au retour, on commence une petite marche pour redescendre vers le village de Zunil et notre pick up nous chope sur la route pour nous ramener plus vite (et c'est plus marrant). A Zunil on se ballade un peu dans le village super agréable. Coopérative de tissu, achat de piles pour les appareils photos et retour a Quetzaltenango pour visiter un peu la ville.

On boit quelques verres, on rencontre un mec du Bélize vite fait et on rentre se coucher.

Dimanche, réveil difficile mais réveil quand même. On se prépare notre petit dèj' (un vieux toast avec du beurre périmé) et on part vers une apparement église extraordinaire dans le village de San André Xecul. Un mec nous embarque dans son mini bus, nous amène à un autre bus (une camioneta) qui nous dépose à un croisement de deux routes et nous dit d'attraper un pick up.

Cette fois ci le pick up ne contient pas que nous mais à peu près dix autres personnes... Nous arrivons donc au village vers 11h. L'église est superbe mais pas si impressionnante que le dit le Lonely Planet. Ceci dit, rien que pour le voyage jusque là ça vaut le coup!



On décide de monter en haut du village où il y a une autre église, plus petite. Le chemin qui mène là haut s'appelle le chemin du calvaire... Vous savez pourquoi? Parce que arriver à cette église représente d'abord une montée de 700 ou 800 mètres limite à 45°. T'arrives là haut, t'as moyen envie de faire une prière pour dire Merci. Par contre, une fois en haut, nous profitons d'une vue exceptionnelle sur le village (un eu favella), les champs et les montagnes en fond. Un peu sec mais vraiment impressionant car très vaste.

Après tout ça, on retourne à la ville (même chemin à l'envers mais aussi drôle) pour attraper notre bus à 15h. Nous l'avons finalement attendu 1h30 de plus et nous sommes arrivées sur la Ciudad à 21h. Sur le retour, les paysages étaient magnifiques et je commence à comprendre que la Ciudad, si difficile à vivre parfois, reste heureusement un peu la seule dans son genre.



N'oubliez pas d'aller sur mon album en ligne pour voir plus de photos!

La semaine prochaine je pars 10 jours pour visiter le Petèn pendant la semaine sainte. C'est le Nord du pays, de la jungle sous un climat tropical ou se trouve la grande majorité des ruines Mayas les plus importantes (dont Tikal). Alors repasser par ici, ça a des chances d'être intéréssant!!!

Bisouilles à tous!

lundi 19 mars 2007

Civilisation maya

Etant donné que je suis dans le pays berceau de la civilasation maya, je me dois de me renseigner et de vous faire partager cet apprentissage. Je vais donc essayer de vous raconter les petites choses que j'apprend car nous parlons souvent de ça ici. Ne vous attendez pas à un cours plein de savoir, j'ai fait un petit mix entre ce que j'apprends, ce que je lis, ce que dit le roi internet (vive Wikipédia!) et des images.



Pour commencer, les mayas n'existent plus, ici au Guatemala, les Indigènes (ils sont appelés comme ça) sont une sorte de descendance des mayas. Vous savez qu'on ne sait absolument pas comment ils ont disparus mais on dit que selon le calendrier maya, le cycle en cours actuellement prend fin en 2012, ce qui laisse penser qu'il va se passer quelque chose... Mais quoi? Ça je ne sais pas.

Cette année sera alors un moment de grande transition et de transformation.

Il faut savoir qu'au Guatemala, il y a un racisme assez important envers les Indigènes qui ont d'une part été massacrés pendant la guerre civile, et qui sont, d'autre part, la couche sociale la plus en difficulté ici (ce qui est évidemment entretenu).



Pour le moment je peux vous parler de deux choses. La première c'est l'existence d'un livre qui raconte la civilisation maya, le Popol Vuh, une sorte de bible maya que j'ai commencé a lire (une version résumée).



Le Popol-Vuh (ou plutôt Pop Wuh, littéralement « livre du temps » ou « livre des événements » en quiché) est le document le plus important dont nous disposons sur les mythes de la Civilisation maya. Il s'agit en fait d'une sorte de « Bible » maya relatant l'origine du monde et plus particulièrement du peuple maya-quiché (une ethnie dont le centre de rayonnement correspond à la partie occidentale du Guatemala actuel).

La version du Livre du Conseil des mayas-quichés que nous connaissons date des années 1550 (30 ans après la Conquête espagnole). Cette version anonyme, dont l'auteur est probablement un religieux maya cherchant à conserver une trace d'une tradition orale et pictographique très ancienne, a été écrite en langue maya mais en caractères latins.

Le manuscrit ne fut « découvert » qu'au début du XVIIIe siècle par un religieux dominicain, le père Francisco Ximenez, qui réussit à l'obtenir des indiens quichés vivant près de Chichicastenango. Il en fit ensuite une traduction , tout en gardant le texte original quiché, ce qui sauvegarda le texte original, le manuscrit ayant ensuite disparu.


Wikipédia


Voila pour ce qui concerne ce livre. Plus d'infos quand je l'aurai terminé. Je voudrais aussi vous parler de l'esprit de Maximon. Je n'ai jamais eu l'occasion de voir les rites mais ca ne saurait tarder car nous savons où le trouver. Je vais donc vous mettre un texte de Internet parce que ça vaut le coup de savoir.

Au Guatemala, depuis près de deux cents ans, un culte autochtone se développe en marge du catholicisme. Au fond d'une petite maison, située au cœur de Santiago de Atitlán, résonnent des incantations pour le dieu Maximón qui, noyé dans les fumées d'encens, de tabac et les vapeurs d'alcool, trône au milieu des offrandes. Enveloppé de foulards multicolores, vêtu d'un pantalon indien typique, il est coiffé de deux chapeaux superposés. Son visage est suggéré par un masque de bois sculpté. Au creux de ses lèvres, une cigarette se consume.



Il existe peu de détails sur sa fabrication qui reste secrètement gardée. Cet être ambigu, mi-dieu mi-saint, ou traître, est à la fois vénéré et craint par ses fidèles. Ses actions peuvent être tantôt bénéfiques, tantôt maléfiques. Hommes et femmes font appel à lui aussi bien pour obtenir une guérison ou un succès commercial ou amoureux que pour provoquer le malheur chez leur voisin. Créé, selon la légende, pour sauvegarder l'ordre sexuel dans le village, il est le premier transgresseur de la morale qu'il est censé garder.

Des groupes religieux, essentiellement des pentecôtistes, se sont imposés et l'équilibre religieux s'est vu menacé. Les nouveaux prédicateurs protestants ont condamné les anciennes traditions, et plus particulièrement le culte de Maximón. Utilisant la peur comme arme de persuasion, les missionnaires ont conquis le cœur de nombreux villageois. Ce faisant, le culte de Maximón a décliné.

La présence récente des touristes lui a donné un souffle nouveau : participation massive aux cérémonies, argent déposé en offrandes, achat de bougies, statuettes ou tableaux. Au fil des années, il s'est diffusé dans l'ensemble du pays et même au-delà (Mexique, États-Unis). Il a suivi les routes commerciales. Toutefois, le culte de Maximón de Santiago de Atitlán est resté la référence.


Voili voilou, et bien je vous invite à approfondir parce que tout ça est très intéressant. Gros bisous les esquimaux (niark niark).

mercredi 14 mars 2007

Et le travail dans tout ça?

C'est qu'on pourrait se poser des questions dites donc !!!...

Et bien sachez que j'ai rarement été autant sous pression. C'est dur, très dur, mais qu'est ce que c'est épanouissant aussi !!! La Culture est ce qui fait d'une journée de travail, une journée de vie... Mais il faut tenir le choc!

Nous avons passé plusieurs semaines à préparer la venue du groupe Mystère Trio. Comme son nom l'indique, c'est un...? un...? Trio oui bravo! Un trio de jazz du monde venu dans le cadre du Festival International de Jazz pour être plus précise.



Et non seulement ils font de la bonne musique mais en plus ils sont supers sympas! Cinq gars qui se retrouvent parachutés en Amérique Latine pour une tournée d'un mois et avec qui nous avons passés des moments merveilleux.



Tout d'abord, le dimanche soir après leur arrivée nous nous sommes retrouvés chez notre directeur avec de la musique à fond et du bon vin qui nous attendait. Rencontre avec les zicos puis visite de la maison absolument merveilleuse, du boss.

Ensuite, direction dans une maison perchée en haut d'une montagne avec une vue incroyable sur la ville de nuit. Elle semble bien plus paisible comme ça! Nous avons passés un bon moment à profiter de cette jolie vue puis nous avons fait un peu de musique et sommes allés nous coucher vers 2h du matin.



Lundi, journée avec Mystère Trio dans la salle pour la balance et tous les petites choses techniques. Concert le soir (génial) et dodo parce qu'on étaient tous morts.

Mardi soir concert à Antigua, en plein air devant une ruine, ce qui donnait une toute autre ambiance à l’événement.



Et puis, les musiciens partant le lendemain, nous avons passés le reste de la nuit dans une petit resto et fait de la musique jusqu'à 3h du matin. Moment exceptionnel ou nous avons vraiment crée des liens avec le groupe dont nous avons eu du mal à nous séparer le lendemain.

Deux guitares, un cajon, des verres à pieds et des fourchettes, quelques voix et des clappements de mains et nous voila sur les routes du boeuf musical inoubliable. La fête aurait pu ne jamais s'arrêter mais elle a bien du prendre fin et nous sommes revenus sur la Ciudad. Mystère Trio nous a fait passer de supers moments et pour ça ce travail me plaît.

Malgré tout cela reste dur parce qu'on s'y attache à ces artistes!



Mais l'éphémère est roi. A présent, nous préparons un tour du Petèn dans le Nord du Guatemala pendant deux semaines et l'ascension du volcan Pacaya (encore en activité). De gros bisous à tous amigos!

lundi 5 mars 2007

Découverte du Lac Atitlan

Ce week end, découverte d'un lac considéré comme l'un des plus beaux du monde. Petite leçon d'histoire :

"Les premiers volcans de la région d'Atitlan ont surgi il y a 150 000 ans mais le paysage actuel a été façonné par l'éruption de Los Chocoyos qui projeta des cendres sur la Floride et le Panama (...) Des milliers d'années plus tard, plusieurs petits volcans émergèrent : Le San Pedro (3020m aujourd'hui), Atitlan (3537m) et le Toliman (3158m). A présent, le lac couvre une surface de 128km² et peut atteindre jusqu'à 300m de profondeur.

Les mayas installés au Nord et Nord-Est du lac sont des Cakchiquels, les autres des Tz'utujils qui furent vaincus pendant la bataille de Tzanajuyu par les Espagnols alliés aux Cakchiquels. (...) Ces derniers furent soumis en 1532 après s'être révoltés." (Lonely Planet).



Pour quitter Ciudad de Guatemala, nous avons choisi la camioneta comme transport. Aucun regret!

Environs 60 personnes dans le bus (3 à 5 personnes sur des sièges de deux, 20 autres debout, et tout ça s'accroche comme il peut pour ne pas tomber à la renverse), musique à fond (ranchera, salsa, divers), des paysages dingues...un voyage bien roots (pire que l'Inde) qui en valait bien la peine.

En arrivant sur Panajachel, sur les rives du Lac, la première impression a été : "Au secours il y a des milliers de touriste (américains), nous sommes dans un piège à touristes". Du coup on a trouvé notre hôtel à 5 euros la nuit et on s'est enfuis en bateau vers les villages entourant le lac. Un vrai bonheur. Surtout la vue des trois volcans qui l'entourent. L'eau était étonnamment claire et les beaux paysages au rendez vous.



Le lendemain, petit tour vers les volcans pour les photographier sans brumes et profiter, puis visite de Chichicastenago après un petit déj' longuement attendu. Dans ce village, nous lisons que le marché artisanal est le plus beau du pays et qu'il y a une église avec des rituels mayas.

Il est aussi entouré par les campagnes et les cultures, et se trouve à quelques 2030m d'altitude dans le pays Quiché. Nous avons donc eu droit à un marché hyper coloré entre étals de tissus et costumes traditionnels des Mayas Quichés, à des processions mayas, et surtout nous avons pu entendre parler le Quiché, langue pleine de son étranges comme des claquements de bouche ou des K.



Le village est magnifique (rues pavées...) mais bondé encore une fois de touristes.

Sur le retour, j'ai eu un gros coup de stress à cause de notre chauffeur (ou plutôt chauffard). Le frein il connaissait pas trop, ni le danger de doubler dans des virages. Et sur son rétroviseur, il était écrit "Jésus est mon pilote"... Ah ben bravo !



Et puis retour sur la triste capitale. La semaine à venir nous promet de belles rencontres avec Mystère Trio qui vient nous faire un concert de jazz manouche!

Hasta luego amigos!

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