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Contraste

Inde du Nord

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lundi 20 août 2012

Darjeeling

C'est le genre de nom dont je rêve depuis toujours. Et m'y voici, entre les plantations de thé et les temples bouddhistes.

Darjeeling, c'est un peu la station balnéaire des Indiens, comme ça l'était d'ailleurs pour les colons. Il fait frais, il fait bon, l'atmosphère est apaisée et nonchalante, une véritable ville de vacance et de repos.

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Nous passons nos 10 derniers jours entre Darjeeling et le Sikkim. On est trop bien ici. Quelques séances de méditation dans le temple qui surplombe la ville nous font apprécier le temps qui passe. Tout porte à se recueillir, à se reposer, à penser, à rêver, à se balader. Il n'y a rien à faire, on boit des litres de thé, on admire l'Himalaya et rien d'autre...

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Nous faisons étape dans les petits villages du Sikkim. Là non plus rien... Pas un touriste, juste des montagnes et de fabuleuses personnes qui nous accueillent. On mange des Momos et malgré ma tukpa à base de gras de porc qui m'a plaquée 2 jours au lit, je kiffe le paysage et l'ambiance. Quelques enfants deviennent mes nouveaux amis le temps de quelques photos et d'une ballade sous la pluie.

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vendredi 17 août 2012

Etape à Mirik

Se rendre à Darjeeling n'est pas chose simple. Mission...

Nous faisons étape à Mirik, l'un des premiers village entouré de plantations de thé. Ça nous change des rizières et de la fourmilière de Varanasi.

Pour arriver à Mirik, une jeep nous a attrapés entre deux trains, nous devions avoir la tête de l'emploi parce qu'on a pas eu le temps de demander. Ça grimpe sec et les paysages me rappellent le Guaté.

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Les visages changent, le bouddhisme remplace peu à peu l'hindouisme. Difficile de croire qu'il y a quelques jours nous étions encore au milieu de l'agitation religieuse de Varanasi. C'est un peu le paradoxe de l'Inde, on passe d'une ville qui prie 24h sur 24 dans la boue et les déchets, à un village où rien ne se passe mais où la puissance de la nature et l'harmonie vous saute autant à la figure que les odeurs de pipi.

Au fond de moi je pense à une chose. Je ne suis qu'à quelques coups de volant de l'Himalaya. Ma montagne à moi, celle qui a hanté mes rêves. 

mercredi 15 août 2012

Le Gange, vu du train

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samedi 11 août 2012

Varanasi ... !

Nous y voici ! La fameuse Bénarès.

Il y a trop de choses à dire. Mais je pense que pour cerner l'ambiance, il faut imaginer que c'est donc une ville sacrée dans laquelle on peut rencontrer toutes les étapes de la vie. De la naissance à la mort. Varanasi est la porte du Nirvana. Il est sacré d'y mourir.

La présence du Gange en plein milieu de la ville ajoute bien sûr à tout cela et les nombreux ghats ont tous leur petite histoire (Krishna est à la base de l'un quand Anuman a tenté de détruire l'autre). Passer une petite période à Varanasi permet de voir toute sorte de cérémonie, les ablutions, les crémations, les processions, les prières... 

Je passerais 4 jours sans voix, totalement déboussolée par ce qui se passe autour de moi. Il faut le vivre pour s'en faire un semblant d'idée.

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Notre hôtel se situe un peu au dessus du Ghat principal, celui des crémations. Ce qui nous vaut la vision d'une fumée constante jour et nuit, qui s'échappe du Ghat pour cause de crémation qui s'enchaînent de jour comme de nuit.

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La ville est donc remplie de personnes sans âge, qui attendent patiemment la mort. Les ruelles n'ont de cesse de foutre en l'air mon sens de l'orientation déjà peu développé, les vaches sont partout, toutes plus grosses les unes que les autres, les déchets jonchent le sol, les Indiens prient à tous les coins de rues, les étals d'offrandes, d'encens, de fleurs débordent de victuailles pour toutes les cérémonies de la vie et de la mort. Les temples cachés dans la ville sont impossibles à trouver. L'électricité est coupée tous les soirs et les touristes affluent sans arrêt en même temps que les pèlerins.

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Autant dire que mieux vaut se laisser transporter par l’énergie incroyable du lieu et garder les yeux ouverts pour ne pas manquer une miette de l'activité des gens ici. Sans cesse on croise des processions funéraires, des singes... tout est sacré, tout es là, en même temps... Les odeurs, les bruits, l'atmosphère... La ville est un choc.

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Au petit déjeuner, Tof a vu défiler dans le Gange un corps humain. Si jusque là les vaches mortes gonflées d'eau étaient supportables, le corps de cet homme était un peu de trop. Mais bizarrement, la ville amène à accepter ce genre de choses. En regardant les crémations, on a compris que les gens ici n'ont pas le même rapport que nous à la mort. Parce que quand le mec qui brûle les corps tente en vain de faire rentrer les ossements qui dépassent dans le feu, faut quand même avoir le cœur bien accroché....

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Nous restons 5 jours à Varanasi, ce qui n'est pas assez. Mais le départ vers Darjeeling nous fait quand même bien rêver...

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jeudi 9 août 2012

Kajuraho et le Kamasutra

A Kajuraho, nous sommes accueillis par un sympathique commerçant qui, entre le rouleau de PQ, les clopes et la fiole de parfum de Jasmin, nous feras quelques tours de magie aux cartes. Alors qu'on vient de se taper un gros relou dans le train qui ne comprenait pas pourquoi on ne voulait pas faire le tour du pays dans son tuktuk pour la modique somme de 2000 euros...

Bref, Kajuraho, c'est la ville étape avant Varanasi, c'est la ville des temples du Kamasutra. Pour le coup, nous sommes déjà bien exténués, pleins de doutes. L'Inde fait remonter des choses à la surface, on s'engueule pas mal et on craque un peu.. Mais la ville est heureusement reposante. Et on ne fera pas l'impasse sur la visite des temples.

Deux choses : non seulement les sculptures sont impressionnantes de beauté ET instructives quand aux possibilités non explorées de nos ébats ...

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... Le parc qui entoure les temples est d'une tranquillité assez rare en Inde. A tel point qu'on y reste presque 5h, ne serait ce que pour profiter de cet apaisant endroit. A la sortie, l'agitation nous saisis de nouveau et nous devons faire de gros efforts pour ne pas céder à acheter le kamasutra dans toutes les langues ou les gadgets sexuels étranges. Encore un paradoxe dans un pays où la sexualité est plutôt tabou. 

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Le reste de la journée sera consacrée à une ballade à vélo aux alentours de la ville touristique pour découvrir le vieux village. Deux enfants nous accompagnent tout le long de la ballade et nous font découvrir les recoins de leur village, aux abords de la ville. On finira sous un arbre avec un tchaï entre les mains et deux gamins qui nous réclament des bananes biens méritées.

mercredi 8 août 2012

Aggra ou la ville du Taj Mahal

Angoisse pour moi de m'arrêter dans la ville du Taj Mahal, l'un des monuments les plus visités du Monde. Mais comment faire l'impasse. En plus je voyage avec Tof, je ne vais quand même pas passer à côté de cette ode à l'amour. J'ai quand même envie de commencer par raconter l'histoire de ce monument.

C'est un mausolée de marbre blanc construit par l'empereur moghol Shâh Jahân en mémoire de son épouse Mumtaz Mahal (« la lumière du palais »). Elle meurt en 1631 en donnant naissance à leur quatorzième enfant. Durant les huit dernières années de sa vie,  Shâh Jahân fut emprisonné par son fils Aurangzeb dans une partie du Fort Rouge ayant une vue directe sur le Taj. Cet enfermement est la conséquence de son soutien à Dârâ Shikôh, le frère aîné d'Aurangzeb, comme successeur.

Après 20 ans de construction du Taj Mahal, le pauvre empereur n'a pu que le contempler depuis sa cellule au Fort rouge... Horreur et abomination...

Quoiqu'il en soit je dois avouer que c'est quand même l'une des plus belles visions que l'on peut avoir dans une vie.

Malgré la pluie torrentielle, nous passerons pas mal de temps à contempler ce monument sans pour autant pouvoir y entrer vu les masses de touristes qui se succèdent, ce qui est assez rebutant...

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Je me permets de vous offrir une vision de l'envers du décor, en se baladant aux alentours du Taj Mahal.

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Pour se protéger de la pluie, le gardien d'un petit temple nous accueille pendant près d'une heure et nous donne quelques clés de l'Hindouisme.

J'en profiterais aussi pour m'éclater l'arrière train sur les marche en marbre et repartir en claudiquant avec un bleu de la taille de la main de Hulk.

vendredi 3 août 2012

Voyage en train et arrivée à Jodhpur, la ville bleue

Les voyages en train sont définitivement ce que je préfère en Inde. Mais apparemment plus compliqués que mon dernier voyage : tous les trains sont full 10 jours à l'avance ! Nous avons démarré la nuit dans le train au pied des chiottes mais heureusement, Rajesh, un jeune indien nous a repéré, on a du lui faire pit' avec nos sac en guise de lit devant la porte du wagon. Il lui restait 1 couchette non occupée qu'il nous a invités à partager.

Arrivés à 5h du matin à Johdpur, on se pointe dans une auberge au sommet de la ville. En fond, les chants de l'Immam depuis la mosquée. J'ai l'impression d'être dans un film de Tony Gatlif. L'atmosphère diffusée par les chants et le soleil qui se lève sur cette ville totalement bleue me saute au visage. Je n'aurais jamais pensé trouver cette ambiance en Inde. 

Je tombe immédiatement sous le charme de Jodhpur. Tous les soirs, les gamins de la ville sortent sur les toits et font du cerf volant (l'occasion de vous inviter à regarder le film Les cerfs volants de Kaboul), toujours cette ambiance de film. Comme l'auberge domine les toits, je passe des heures en fin de journée à juste me remplir de cette atmosphère fascinante. Je suis transportée par cet endroit. Un petit nous apprend à fabriquer un cerf volant que nous aurons du mal à faire voler mais dont nous sommes fiers.


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Nous nous baladons dans les ruelles, dans le marché, je sens enfin l'Inde et surtout le pouvoir du Rajasthan tel que je l'imaginais. On croise un collectionneur de billets, une vache qui met bas, des petits qui achètent de quoi fabriquer un cerf volant, ça sent l'encens et la pisse, c'est bruyant comme pas possible et de retour à l'auberge, la mosquée et les cris des enfants qui jouent sont de retour. 

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Au dessus de nous, depuis la chambre, nous voyons le fort de Mehrangarh, complètement hallucinant, taillé à même la roche. Visite oblige voici quelques images de l'intérieur. Ça parlera mieux qu'un blabla même si les photos ne rendent pas justice à ce monument. Notez que le dernier Batman a été en partie tourné dans ce fort (!). S'y balader donne en tout cas l'occasion de se croire à l'époque des empereurs, des tsars et des harems...

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Nous restons presque 4 jours à Jodhpur. Et tout notre programme change totalement car aucun train ne part où on veut. Ils sont tous pleins et on est en train de se dire qu'on va accepter l'idée de se laisser porter par l'Inde et de la laisser choisir à notre place. Il semblerait que ce soit le seul choix que nous ayons si on veut que les choses se fassent en douceur.

Note : Je vous recommande fortement l'auberge Hill View Valley, tous des amours et l'atmosphère rêvée pour profiter de Jodhpur au maximum. Et en plus vous pourrez jouer à la carambole.

mercredi 1 août 2012

First step : Jaipur

On a beau s'y préparer bien à l'avance, savoir que l'Inde bouleverse, savoir que c'est quand même un voyage éprouvant, on arrive en Inde et on suffoque déjà. Je ne sais pas ce qui se passe ici mais un pied dans le pays pour la deuxième fois, et je me sens déjà submergée d'émotions, de fatigue. Prête à ce qu'il se passe n'importe quoi.

L'arrivée à Delhi à 2h du matin nous a mis direct dans le bain. On prend un taxi pour le centre de Delhi, vers la gare, avec l'espoir d'attraper un train en direction de Johdpur. Pas si facile. La gare est fermée, le train part à 6h, la gare ouvre à 8h... Problème pour acheter les tickets....

Un gentil jeune homme nous accompagne à "l'office du tourisme". Après de nombreux coups de fil et beaucoup de blabla on fini par prendre un bus (sûrement de luxe vu le prix) pour Jaipur pour le lendemain à 6h. Malgré l'insistance du boss pour que l'on dorme dans des hôtels miteux à 500 roupies pour 3h, on réussit à le forcer à nous faire dormir à l'étage de l'agence.

Lendemain, départ vers Jaipur, 6h de voyage dans un bus qui manque de tomber en miettes à chaque nid de poule (Christophe est coincé entre les fesses d'une grosse indienne et un énorme cabas de poisson séché), mais on arrive enfin, heureux de prendre notre première douche depuis 30 heures...

A Jaipur, tout est fermé, c'est apparemment un jour de fête... Dommage pour nous. On fini par rencontrer deux jeunes types ultra sympas qui nous amènent dans la boutique d'un pote. Malgré nos craintes, ils ne nous forcent pas à acheter et nous gardent avec eux toute la journée pour manger, discuter, rire et visiter un peu la ville.

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Finalement nous n'aurons pas vu grand chose de la ville, nous repartons dans la nuit. Mais à vrai dire nous sommes déjà pressés de filer vers le reste du pays, peu fans des grosse villes à l'indienne. La rencontre était belle et reposante après cette première journée et demie si particulière à l'Inde