Etant donné que je suis dans le pays berceau de la civilasation maya, je me dois de me renseigner et de vous faire partager cet apprentissage. Je vais donc essayer de vous raconter les petites choses que j'apprend car nous parlons souvent de ça ici. Ne vous attendez pas à un cours plein de savoir, j'ai fait un petit mix entre ce que j'apprends, ce que je lis, ce que dit le roi internet (vive Wikipédia!) et des images.



Pour commencer, les mayas n'existent plus, ici au Guatemala, les Indigènes (ils sont appelés comme ça) sont une sorte de descendance des mayas. Vous savez qu'on ne sait absolument pas comment ils ont disparus mais on dit que selon le calendrier maya, le cycle en cours actuellement prend fin en 2012, ce qui laisse penser qu'il va se passer quelque chose... Mais quoi? Ça je ne sais pas.

Cette année sera alors un moment de grande transition et de transformation.

Il faut savoir qu'au Guatemala, il y a un racisme assez important envers les Indigènes qui ont d'une part été massacrés pendant la guerre civile, et qui sont, d'autre part, la couche sociale la plus en difficulté ici (ce qui est évidemment entretenu).



Pour le moment je peux vous parler de deux choses. La première c'est l'existence d'un livre qui raconte la civilisation maya, le Popol Vuh, une sorte de bible maya que j'ai commencé a lire (une version résumée).



Le Popol-Vuh (ou plutôt Pop Wuh, littéralement « livre du temps » ou « livre des événements » en quiché) est le document le plus important dont nous disposons sur les mythes de la Civilisation maya. Il s'agit en fait d'une sorte de « Bible » maya relatant l'origine du monde et plus particulièrement du peuple maya-quiché (une ethnie dont le centre de rayonnement correspond à la partie occidentale du Guatemala actuel).

La version du Livre du Conseil des mayas-quichés que nous connaissons date des années 1550 (30 ans après la Conquête espagnole). Cette version anonyme, dont l'auteur est probablement un religieux maya cherchant à conserver une trace d'une tradition orale et pictographique très ancienne, a été écrite en langue maya mais en caractères latins.

Le manuscrit ne fut « découvert » qu'au début du XVIIIe siècle par un religieux dominicain, le père Francisco Ximenez, qui réussit à l'obtenir des indiens quichés vivant près de Chichicastenango. Il en fit ensuite une traduction , tout en gardant le texte original quiché, ce qui sauvegarda le texte original, le manuscrit ayant ensuite disparu.


Wikipédia


Voila pour ce qui concerne ce livre. Plus d'infos quand je l'aurai terminé. Je voudrais aussi vous parler de l'esprit de Maximon. Je n'ai jamais eu l'occasion de voir les rites mais ca ne saurait tarder car nous savons où le trouver. Je vais donc vous mettre un texte de Internet parce que ça vaut le coup de savoir.

Au Guatemala, depuis près de deux cents ans, un culte autochtone se développe en marge du catholicisme. Au fond d'une petite maison, située au cœur de Santiago de Atitlán, résonnent des incantations pour le dieu Maximón qui, noyé dans les fumées d'encens, de tabac et les vapeurs d'alcool, trône au milieu des offrandes. Enveloppé de foulards multicolores, vêtu d'un pantalon indien typique, il est coiffé de deux chapeaux superposés. Son visage est suggéré par un masque de bois sculpté. Au creux de ses lèvres, une cigarette se consume.



Il existe peu de détails sur sa fabrication qui reste secrètement gardée. Cet être ambigu, mi-dieu mi-saint, ou traître, est à la fois vénéré et craint par ses fidèles. Ses actions peuvent être tantôt bénéfiques, tantôt maléfiques. Hommes et femmes font appel à lui aussi bien pour obtenir une guérison ou un succès commercial ou amoureux que pour provoquer le malheur chez leur voisin. Créé, selon la légende, pour sauvegarder l'ordre sexuel dans le village, il est le premier transgresseur de la morale qu'il est censé garder.

Des groupes religieux, essentiellement des pentecôtistes, se sont imposés et l'équilibre religieux s'est vu menacé. Les nouveaux prédicateurs protestants ont condamné les anciennes traditions, et plus particulièrement le culte de Maximón. Utilisant la peur comme arme de persuasion, les missionnaires ont conquis le cœur de nombreux villageois. Ce faisant, le culte de Maximón a décliné.

La présence récente des touristes lui a donné un souffle nouveau : participation massive aux cérémonies, argent déposé en offrandes, achat de bougies, statuettes ou tableaux. Au fil des années, il s'est diffusé dans l'ensemble du pays et même au-delà (Mexique, États-Unis). Il a suivi les routes commerciales. Toutefois, le culte de Maximón de Santiago de Atitlán est resté la référence.


Voili voilou, et bien je vous invite à approfondir parce que tout ça est très intéressant. Gros bisous les esquimaux (niark niark).