Ce soir, je me dois de vous raconter le trip guatémaltèque que nous venons de faire avec ma chère et tendre Amandine. Arrivée lundi 18, elle s'est pointée habillée en chinoise et déjà tous les guatémaltèques la regardaient en se disant "Mais d'où elle vient celle là?". Avec la coupe de cheveux de la damoiselle et ses modestes 1m80, elle a éveillé la curiosité de tout le Guatemala.

Etant donné que j'étais en exam jusqu'au 19, nous ne sommes parties que dans la journée de mardi direction Antigua pour commencer soft. Bon on commence à connaître, mais je vous balance quand même une jolie photo :



Le lendemain, lever 6h30 pour partir vers Coban, après un desayuno guatémaltèque en Zone 1 (frijoles, tortillas, oeufs, platanos, café pipi de chat). Nous prenons le bus, et 5h plus tard on débarque à Coban ou Selvin nous propose un hamac pour quelques quetzals dans son hôtel. Par la même occasion, il nous propose de partir le lendemain avec le projet EcoQuetzal, à plus de 2000m dans les montagnes pour dormir dans une famille Kekchi (indigène des hauts plateaux).

Du coup le lendemain, nous partons en bus vers Secochoy. Arrivée là bas, nous sommes donc perdues au beau milieu d'un paysage époustouflant. Seulement ici, personne ne parle espagnol, il pleut, et il n'y a pas notre guide. Bon ben... on monte !!! Et là nous croisons Ricardo et son fils Osbald (5 ans) : nos guides !

On achète un sac poubelle-kawé à Amandine et puis hop on commence à monter pour atteindre la communauté Kekchi. Deux heures de montée... Le petit Osbald monte tranquillou pendant que nous on morfle sous le poids de nos mochillas et surtout, sans bottes, la boue rentre dans les chaussures.



Traversée de paysages magnifiques, et là, c'est l'incroyable mais vraie vérité : nous croisons Dame Quetzal ! Monsieur restera caché mais nous sommes bien heureuses d'avoir vu ça. Nous arrivons chez Ricardo ou sa femme nous prépare des tortillas (les meilleures que j'ai mangées) et des frijoles (haricots). Nous passons un joli moment, rempli de simplicité et de gentillesse, alors que nous sommes chez les gens les plus pauvres du Guatemala, au milieu d'un paysage vert et à l'air pur. Vraiment apaisant...

Nous continuons ensuite notre montée pour arriver chez la mère de Ricardo qui nous hébergera pour la nuit. Elle ne parle pas un mot d'espagnol, mais les yeux et les gestes suffiront. Nous passerons d'une leçon pour apprendre à faire les tortillas à un moment d'admiration devant la grand mère tissant et brodant.



Nous avons, je crois, passé un moment vraiment à part. Nous avons rencontré le vrai Guatemala, à mon sens. Nous avons dormi dans le froid polaire et nous avons été les proies des insectes les plus abominables et affreux. Mais l’expérience était emplie de simplicité et de vérité, autour d'un feu, à boire du café et apprendre les uns des autres... Exceptionnel.

Nous avons terminé notre route à Tikal, pèlerinage obligatoire pour Amandine. Peu de touristes, beaucoup d'animaux sauvages étonnants. Et le soir, une pluie de scarabées... Et ce ne sont pas des blagues, des bons gros scarabées pas capables de voler. Pour finir, une nuit agitée dans le bus de retour entre Flores et Guaté (soit 8h) avec un chauffard comme conducteur (plus jamais pour moi) qui m'a mis la trouille toute la nuit.

Et voilà, demain Amandine s'en retourne pour le boulot, pendant que je prépare mon départ vers Cuba, dans l'espoir de faire un voyage musical et de revoir mes parents pour aller danser la salsa.

Grosse pensée à vous tous.